Identifier les variétés résistantes au stress hydrique pour diminuer les besoins en eau des cultures picto

L'ENJEU

Mettre à la disposition des agriculteurs des céréales qui consomment moins d’eau.

Avec le changement climatique, la préservation des ressources en eau est devenue un enjeu de société de première importance. L’agriculture doit prendre sa part de responsabilité et agir pour diminuer les prélèvements en eau des cultures. Pas simple ! Car dans le même temps, la population mondiale s’accroit. Tous les moyens doivent donc être mobilisés pour continuer à produire en quantité suffisante les denrées agricoles dont les consommateurs ont besoin, tout en limitant le plus possible la consommation en eau des cultures. Heureusement, il existe des solutions. L’une des plus prometteuses est la sélection variétale (car c’est de leur patrimoine génétique que dépend la sobriété des cultures). Mais c’est aussi l’une des plus complexes, car il faut des années pour identifier le ou les gènes d’une plante qui influence(nt) sa consommation en eau.

Question posée à Arvalis

Est-il possible d’accélérer le processus de recherche ?

L'ACTION ARVALIS

Créer PhénoField®, une plateforme expérimentale innovante, pour mesurer au champ le comportement des variétés face au stress hydrique

Pour Arvalis et d’autres organismes de recherche, la génétique est une voie à privilégier face au réchauffement climatique. Ensemble, ils ont créé PHENOME-EMPHASIS, le réseau français de phénotypage des plantes. Dans ce cadre, Arvalis pilote PhénoField®. C’est l’un des 9 dispositifs permettant de caractériser le comportement des variétés qui contribue à la tolérance à la sécheresse, chez les principales céréales et de les associer à des gènes. Situé à Ouzouer-le-Marché, dans le Loir-et-Cher, il est équipé de huit serres mobiles, ou « parapluies roulants », qui couvrent au total 5 000 m². Elles permettent de protéger automatiquement les cultures en essais de la pluie et ainsi de maîtriser les périodes et les intensités de déficits hydriques appliqués aux parcelles d’essais en plein champ. Jusqu’à 500 micro-parcelles de maïs, de blé ou d’autres espèces de grandes cultures y sont observées très finement chaque année grâce à un ensemble de capteurs qui font des mesures physiques en continu sur la croissance et le développement des plantes. L’atout majeur de PhénoField® est de massifier le phénotypage des plantes sans les détruire, de multiplier les capacités d’analyse, et d’apporter des informations essentielles à l’accélération du processus de sélection.

RESULTATS

4 ans d’évaluations, 3 espèces étudiées, 46 variétés de maïs, 226 de blé tendre, 22 de blé dur.

  • Mutualisation des résultats au sein de 11 programmes de recherche français et internationaux.
  • 6.5 Tera octets de données capteurs collectées (images, spectres, points distance).
  • 10 semenciers français ont eu accès aux premiers résultats sur blé et 7 semenciers aux résultats maïs.
  • Accélération du processus de sélection via une meilleure caractérisation de la diversité génétique et l’utilisation des marqueurs moléculaires.
  • Acquisition de données permettant d’améliorer la performance d’outils d’aide à la décision pour les agriculteurs (CHN).
https://youtu.be/hFhOlQGDLQM

Comment accélérer la sélection grâce au phénotypage et au génotypage ?

Distinguer le phénotypage et le génotypage haut débit

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