macroorganismes auxiliaires picto

L'ENJEU

Aider les agriculteurs à s’affranchir des pesticides tout en protégeant efficacement leurs cultures de céréales, maïs, pomme de terre, lin fibre, fourrages et tabac

Qu’il pratique l’agriculture biologique ou l’agriculture conventionnelle, qu’il soit arboriculteur, viticulteur, producteur de légumes de plein champ ou de grandes cultures (blé, maïs, sorgho, pomme de terre, colza…), l’agriculteur a besoin de protéger ses cultures face aux bio-agresseurs. Cela est indispensable pour garantir la qualité de ses récoltes, ainsi que le niveau et la régularité de ses rendements mais aussi gérer les risques sanitaires (mycotoxines, datura, ergot…). Pas simple, car le cortège des bio-agresseurs est large : insectes, champignons, mauvaises herbes, virus, limaces mais aussi rongeurs ou sangliers…. Tous sont des compétiteurs dont la présence pénalise le développement de la culture voire la détruise ou rend la récolte impropre à la consommation. L’objectif de l’agriculteur est de maintenir ces bio-agresseurs en dessous d’un seuil où leur nuisibilité est acceptable.
En dehors des pesticides, des solutions naturelles existent : il s’agit des techniques dites de biocontrôle, un ensemble de méthodes de protection des végétaux basé sur l’utilisation de mécanismes naturels. Problème : ces méthodes sont loin de couvrir toutes les problématiques rencontrées dans les cultures, sont complexes à mettre en œuvre et leur efficacité n’a pas toujours fait l’objet d’évaluation rigoureuse.

Question posée à Arvalis

Pour nous aider à adopter les techniques de biocontrôle, est-il possible de nous fournir des références sur leur efficacité et leurs conditions d’utilisation ?

L'ACTION ARVALIS

Participer à l’évaluation de 100 % des produits de biocontrôle pour les cultures dont il a la charge

Le biocontrôle regroupe l’ensemble des méthodes permettant de protéger les cultures via des mécanismes naturels. Il existe 4 familles de produits de biocontrôle :

  • Les macroorganismes auxiliaires : des invertébrés généralement, insectes, acariens ou nématodes qui attaquent des nuisibles (exemple : coccinelles contre les pucerons)
  • Les microorganismes : des champignons, bactéries et virus utilisés comme bouclier entre les cultures et les bio-agresseurs
  • Les médiateurs chimiques : les phéromones d’insectes et les kairomones. Véritables petites molécules espions, aussi efficaces qu’invisibles, elles permettent le suivi des vols et le contrôle des populations d’insectes ravageurs par le piégeage ou les confusions sexuelles ou alimentaires (l’émission dans l’environnement d’odeurs perturbent l’insecte qui ne retrouve plus la plante cible).
  • Les substances naturelles : présentes dans le milieu naturel, elles peuvent être d’origine végétale, animale ou minérale.
    Arvalis mène des expérimentations sur toutes ces familles de produits pour en connaître les performances et bien identifier les conditions d’application optimales.
    Arvalis est également actif dans plusieurs instances qui permettent de détecter les innovations avant leur mise en marché (Consortium Public-Privé biocontrôle), d’échanger sur la méthodologie des études et la compréhension des mécanismes en jeux (RMT Elicitra) mais également de faire évoluer l’encadrement de ces produits (groupe biocontrôle de la DGAL au ministère de l’agriculture).

RESULTATS

50 produits testés en 5 ans, 300 000 ha de céréales protégées avec un fongicide de biocontrôle, ¼ des surfaces de maïs à risque protégées par une guêpe…

En 5 ans, Arvalis a testé 50 produits issus de 24 laboratoires ou entreprises différents pour lutter contre la septoriose du blé tendre, la principale maladie de cette culture. Deux pistes ont été identifiées et l’une a fait l’objet d’une extension d’homologation en 2018. Il s’agit du soufre dont l’utilisation sur céréales a été multipliée par deux en 2019 pour atteindre 300 000 ha en France.
Autre exemple, ¼ des surfaces de maïs devant être protégées contre la pyrale le sont avec des trichogrammes, une micro guêpe qui parasite les œufs du ravageur.


Apprendre le langage des plantes pour mieux les protéger

https://youtu.be/WDsEKCh6SL4


Tromper les insectes ravageurs des cultures grâce à l’écologie chimique

https://youtu.be/QTQjkw_3_LQ

Dans la même rubrique

cécidomyie orange picto

Publié le vendredi 10 janvier 2020

Diminuer les pesticides, comment ?

Identifier les variétés résistantes aux insectes nuisibles

pour supprimer certains traitements pesticides.

L'ACTION ARVALIS